Personne-ressource

Antoine Verville

(418) 800-1144 #9

Écrivez-moi

A propos

Éditions

Nos projets

Nos programmes

Nos évènements

Aller-Retour 2011 : Costa-Rica et Nicaragua

En détails

Activité aller

De la mi-février à la mi-mars 2011, les candidats sélectionnés devront effectuer un travail individuel de recherche préliminaire en vue des activités subséquentes. Ce travail vise à acquérir des connaissances quant aux résultats de la première édition du Projet Aller-Retour et aux initiatives mises de l'avant sur le territoire de leur bassin versant ou ailleurs au Québec en matière de participation citoyenne au processus de gestion intégrée de l'eau par bassin versant.

À la fin du mois de mars 2011, les cinq participants retenus participeront à un atelier d'échange et de formation pré-départ de deux jours, organisé par le ROBVQ, en collaboration avec l'OQAJ. Lors de cet atelier, les candidats seront d'abord amenés à faire connaissance, puis les détails du programme leur seront présentés. Ils seront aussi appelés à partager les résultats de leur travail de recherche préliminaire individuel. Cet atelier vise à échanger des expériences et des idées quant aux outils et mécanismes de gouvernance participative existants.

À la fin de cet atelier, les participants au programme devraient avoir élaboré les idées à la base du matériel de diffusion qui devra être élaboré en vue du séjour à l'étranger. Finalement, cette formation permettra aux participants retenus d'acquérir des connaissances de base sur les pays d'accueil et l'expérience d'échange interculturel.

Ensuite, en avril et mai 2011, les candidats seront appelés à travailler en collaboration afin de rédiger les différents outils et le matériel nécessaires à leur mission à l'étranger.

Séjour à l'étranger (juin 2011)

Au cours des mois de mai et juin 2011, les cinq participants au programme, accompagnés du directeur général adjoint du ROBVQ, réaliseront un séjour au Costa Rica et au Nicaragua d'une durée de deux semaines, divisé en trois parties.

Pour la première partie de la mission, les participants au projet seront hébergés au centre de recherche du CATIE. À cette occasion, ils seront appelés à échanger leurs expériences avec celles des chercheurs et étudiants du CATIE travaillant sur le thème de la gestion intégrée de l'eau par bassin versant. Cette première partie du séjour sera aussi l'occasion de rencontrer une organisation de bassin versant costaricienne.

Finalement, une journée d'échanges en formule «colloque» sera réalisée, au cours de laquelle les participants devront présenter l'approche québécoise de gestion intégrée de l'eau. Lors de cette étape de la mission, d'autres concepts de la gestion intégrée des ressources seront discutés, notamment celui de forêt modèle, qui fait l'objet de plusieurs travaux du CATIE.

La seconde partie de la mission se déroulera au Nicaragua, où les participants au Projet seront appelés à rencontre deux organisations de bassin versant ayant participé au projet FOCUENCAS II2 dirigé par le CATIE.

Finalement, la troisième partie du séjour sera réservée à un retour de groupe. En plus de permettre de faire le point sur les connaissances acquises et les expériences vécues, ce moment permettra d'amorcer le travail de l'activité retour.

Activité retour

Au cours de l'été 2011, les participants au Projet seront amenés à travailler conjointement afin de formuler des recommandations pour l'amélioration du guide sur les stratégies de participation publique.

Ces propositions, formulées à partir du travail de recherche préliminaire, de la formation pré-départ et des observations faites lors de la mission à l'étranger, devront être présentées dans le cadre du Rendez-vous des OBV d'octobre 2011.

Candidatures retenues

Le 25 février 2011, les participants à l'édition 2011 ont été présentés lors du 9e Rendez-Vous des OBV:

Documents liés au programme

Témoignages des participants

Antoine Verville, ROBVQ

Bien que ce fut ma seconde participation au Projet Aller-Retour, mes apprentissages furent riches encore une fois cette année. Le projet m’a permis d’échanger directement avec plusieurs chercheurs, professeurs et professionnels en gestion et gouvernance de l’eau. Tous ces experts, provenant des sphères sociales, environnementales, économiques, agronomique ou autres, ont ouvert mes horizons professionnels à une foule d’approches qui m’étaient jusqu’alors peu connues.

Ce séjour m’a aussi permis d’en apprendre davantage sur les cinq organismes de bassins versants participant au projet et sur les particularités régionales et structurelles de chacun. Il s’agit d’un séjour qui a permis de renforcer des liens personnels er professionnels avec mes collègues québécois.

De façon générale, ce projet a permis de faire évoluer ma réflexion et celle du ROBVQ sur les aspects sociaux de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant.

Marie-Hélène Cauchon, OBVHCN

Les retombées du projet Aller-retour ont été, pour moi, bien plus nombreuses que j’aurais pu l’imaginer au moment où j’ai rédigé ma candidature. Ce projet, en plus d’être une chance incroyable d’approfondir mes connaissances sur la gestion de l’eau, m’a permis de rencontrer des gens passionnés par la GIEBV, d’échanger sur de nouvelles approches de Gestion Intégrée de l’eau par Bassin Versant (GIEBV), d’obtenir de nouvelles idées de projets applicables au modèle de gestion de l’eau québécois et tout cela en découvrant deux cultures passionnantes.

Le projet m’a permis de comprendre l’importance de notre travail en tant qu’OBV et m’a éclairé sur l’importance que nous avons à jouer pour l’eau au Québec. J’ai envie de continuer à approfondir mes connaissances sur le mode de gestion de l’eau québécois et je suis maintenant incapable de m’imaginer continuer le même travail sans avoir fait cet échange!

Suite à ma participation au projet Aller-Retour 2011, je peux affirmer sans hésiter que je suis maintenant devenue une employée mieux outillée, motivée et plus compétente pour accomplir les différentes tâches liées à mon travail.

Julie Drolet, COBAMIL

Tant d’un point de vue professionnel que personnel, le projet Aller-Retour a constitué pour moi une expérience des plus enrichissantes. Il m’a donné l’occasion d’acquérir des connaissances et des compétences utiles dans le cadre de mon travail et m’a familiarisée avec de nombreux outils permettant de mettre en place une gestion de l’eau de type participative.

Mon séjour au Costa Rica et au Nicaragua a été grandement profitable puisque les leçons retenues guideront mes interventions et orienteront la forme que prendront les premières tables de consultation citoyenne du COBAMIL.

De plus, la vision que j’entretenais de la gestion intégrée de l’eau était inévitablement teintée de mes expériences personnelles et de ma culture. L’ouverture à une nouvelle approche demande de mettre de côté tout ce que nous avons appris par le passé ou de remettre en question ce que nous tenions pour acquis. Cet exercice peut être déstabilisant, mais s’avère extrêmement enrichissant.

Audrey de Bonneville, OBV Côte-du-Sud

Avec ma participation au programme Aller-Retour, avec notamment le voyage au Costa Rica et Nicaragua, c’est tout un monde qui s’est ouvert devant moi. On dit communément que les voyages forment la jeunesse. C’est on ne peut plus vrai, aussi bien sur le plan personnel que professionnel ! Cette expérience m’a beaucoup enrichie personnellement, mais aussi professionnellement. En plus de découvrir une culture et de pratiquer à nouveau la belle langue qu’est l’espagnol, c’est de nouvelles connaissances professionnelles qui sont venues enrichir ma vision du développement et de la participation citoyenne en matière de gestion de l’eau.

Qu’est-ce que ce voyage rapporte pour nous, au niveau du Québec ou de notre OBV ? De nombreuses idées et recommandations! Bien que le contexte ne soit pas du tout le même, de nombreux éléments nous servent de base de réflexion, comme les manières de faire pour impliquer d’avantage la population et les acteurs locaux, ou encore le rôle de l’OBV comme facilitateur de projets.

Nicolas Hamelin, OBV de la Capitale

Ayant été formateur pendant près de 2 ans et demi, chargé d’aider les OBV à comprendre ce qu’est un plan directeur de l'eau et comment le mettre en oeuvre, j’ai conçu un certain nombre d’outils vulgarisés. Ce séjour m’a permis de repérer certaines failles ou certains manquements dans le raisonnement qui avait été fait, tout en permettant d’apporter des solutions ou des pistes de réflexion, notamment en ce qui a trait à la participation citoyenne. C’est donc un outil enrichi et plus flexible que je fais valoir à présent.

Par ailleurs, à titre de président d’un conseil d’administration d’OBV de 42 personnes, j’ai parfois de la difficulté à établir la limite entre la nécessité de faire valoir son leadership et la nécessité de l’écoute des autres pour savoir se remettre en cause en tant qu’organisation. En participant a de nombreuses rencontres dans des organisations similaires, notamment au Nicaragua, j’ai maintenant de nouveaux outils à tester dans ma propre organisation, plus basés sur l’écoute.

Finalement, j’ai abordé et participé à ce projet avec l’idée préalable de la nécessité de ralentir ou de faire les choses différemment professionnellement parlant. Choisir ses causes, privilégier le plaisir à la productivité, avancer un pas à la fois plutôt que courir partout et dans des directions opposées. Je reviens du Nicaragua avec l’idée que mon choix est le bon et que je dois travailler d’une manière différente!

Jean-François Ricard, CAPSA

La quantité d’apprentissages techniques et théoriques en lien avec mon travail a été réellement impressionnante et il serait quasi impossible d’arriver à tous les synthétiser de façon claire et concise.

Au plan professionnel, j’ai découvert l’existence de nombreux outils, moyens ou mécanismes pour arriver à stimuler la participation citoyenne au Québec. Par exemple, j’ai appris que pour arriver à une meilleure dynamisation du milieu, il faudra réduire notre échelle de travail. Nous avons tendance à travailler sur des territoires géographiques beaucoup trop grands pour permettre le développement d’un sentiment d’appartenance. Par le portrait social, nous arriverons peut-être à cibler des « territoires d’appartenance ou d’intérêt commun » qui faciliteront l’émergence d’un esprit collectif et communautaire face à la gestion de l’eau.

Au plan personnel, j’ai découvert un volet de ma personnalité que je ne connaissais pas : j’ai goûté aux « plaisirs de la découverte »! En effet, il est difficile de ne pas se laisser envahir par tant de nouveautés et par le désir de poursuivre ces découvertes à travers d’autres voyages. Ce voyage m’a permis de me confronter à moi-même dans des situations où je ne me sentais pas nécessairement en sécurité (en raison de mon incompréhension du langage, de l’environnement ou de la culture). Ce séjour est arrivé à un point tournant de ma vie personnelle et de ma carrière professionnelle. Il aura contribué à me faire grandir et évoluer, à m’ouvrir l’esprit.