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Aller-Retour 2012 : Forum mondial de l'eau de Marseille

Les participants au Projet Aller-Retour 2012

De gauche à droite: Antoine Verville (ROBVQ), Claude Normand (OBVNEBSL), Geneviève Gallerand (COBALI), Karine Dauphin (COPERNIC), Marie-Claude Leclerc (ROBVQ) et Ambroise Lycke (OBVT)

En détails

Les participants au Projet Aller-Retour 2012 ont été sélectionnés afin de représenter le Québec lors du sixième Forum mondial de l’eau (FME), se déroulant à Marseille du 12 au 16 mars 2011.

Lors de leur participation au FME, ces derniers auront l’occasion de présenter l’approche québécoise de gestion intégrée de l’eau, tant dans le cadre des séances officielles du Forum que lors d’activités parallèles organisées par des partenaires du ROBVQ.

En plus de participer au FME, la délégation québécoise a pour mandat d’amorcer un échange d’expériences avec des organisations françaises chargées de la gestion intégrée de l’eau, en vue d’établir des relations durables entre le Québec et la France en la matière.

Partenaires

Ce projet est rendu possible grâce à la participation financière des Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) et du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, monsieur Pierre Arcand.

Les partenaires français impliqués dans cet échange d’expériences sont les suivants:

Liens

Documents liés au programme

Témoignages des participants

Ambroise Lycke, OBV Témiscamingue

« Le projet Aller-Retour en France fut pour moi une expérience des plus enrichissante au niveau professionnel et personnel. La participation à ce voyage met en valeur l’importance de travailler de façon concertée afin d’impliquer de façon active les acteurs de l’eau et les citoyens dans le cadre d’une gestion efficace et cohérente de l’eau. Les échanges avec la France et la participation au forum mondial mettent aussi en évidence l’importance de financer adéquatement les actions issues de cette concertation, une lacune encore importante au Québec. »

Karine Dauphin, COPERNIC

« La participation à un tel forum m’a vraiment impressionnée, surtout de voir à quel point la présence du monde politique est fortement marquée. Sans compter la diversité de sessions qui nous ont été proposées. Quant à la rencontre d’organismes français analogues aux OBV du Québec, elle a été l’occasion de mettre à jour mes connaissances liées à la gestion intégrée de l’eau, mon diplôme datant de l’année 2000... En effet, l’étude de la géomorphologie de nos cours d’eau est à mon humble avis la base de leur bon fonctionnement, malheureusement assez peu développée au Québec, et qui pourtant permettrait de corriger un grand nombre de problématiques identifiées dans la majorité de nos cours d’eau. En France, la libre divagation des cours d’eau et la conservation des espaces de liberté ont été récemment priorisées. L’autre grand point qui a retenu mon attention est l’énorme financement accordé aux organismes œuvrant dans la gestion de l’eau et à la mise en œuvre des actions. Ceci a confirmé le fait qu’un financement adéquat dans la maîtrise d’ouvrage et dans la mise en œuvre des actions permet une gestion plus efficace et cohérente de l’eau. Enfin, les visites dans la région du Sud-Est de la France m’ont également permis de constater la grande problématique du manque d’eau, aussi bien pour les nappes phréatiques que pour les cours d’eau, un grand nombre de ces derniers étant complètement asséchés (problème particulièrement important cette année).

Ah oui et aussi, j’ai été très fière de représenter le Québec !!

Parallèlement à ces très belles rencontres professionnelles organisées dans le cadre de ce projet, les rencontres personnelles ont été très divertissantes : tout particulièrement à notre ami allemand immigré à Marseille, les nombreux cagoles et cacous locaux, Fonfon, sans oublier mes collègues québécois ! Et les mets marseillais : la bouillabaisse et le pastis. Oh Peuchère, on s’est cassé le ventre ! »

Geneviève Gallerand, COBALI

« Je suis très heureuse d’avoir eu le privilège de participer à l’édition 2012 du projet Aller-Retour. Ce projet s’est révélé être, avant tout, une rencontre avec 5 collègues québécois, dans un contexte étranger (et ma foi gastronomiquement fascinant), avec lesquels un dialogue s’est créé sur les enjeux liés à la gestion intégrée de l’eau. La participation à un évènement d’envergure internationale comme le FME, et les rencontres avec des représentants d’organisations françaises œuvrant dans le même domaine, sont venus alimenter les discussions, car elles ont entraîné une analyse critique sur les approches et stratégies développées hors Québec. Cette expérience internationale a ouvert mes œillères sur un monde de réflexion extrêmement stimulant. J’ai autant appris de mes collègues qu’auprès de nos interlocuteurs français et étrangers. J’ai réalisé que malgré des contextes humains et géographiques assez différents, les défis se ressemblent d’un pays à l’autre. Je pense être revenu avec une compréhension mieux aiguisée des défis auxquels nous faisons face pour implanter une gouvernance participative plus efficiente et je souhaite que les collaborations entre OBV interprovinciaux autant qu’internationaux soient encouragées! »

Claude Normand, OBV nord-est du Bas-Saint-Laurent

« L’expérience vécue dans le cadre du projet Aller-Retour fut extrêmement bénéfique pour moi sur le plan professionnel. Il fut, d’abord, très enrichissant de participer à un évènement international d’ampleur tel que le Forum mondial de l’eau. J’ai ainsi eu l’occasion de profiter d’un transfert de connaissances de la part de spécialistes mondiaux du domaine de l’eau, le tout dans une optique de recherche de solutions et de partage d’expériences. Ces connaissances et nouvelles idées pourront sans aucun doute être mises à profit dans mes différentes actions au sein de l’organisme de bassin versant et pour la cause de l’eau en général.

La deuxième partie du projet, soit la rencontre de différents organismes œuvrant en gestion de l’eau en France, fut aussi, sinon plus, stimulante professionnellement. La possibilité de visiter ces organisations, de partager avec eux leurs expériences et les nôtres, de mieux comprendre la situation et la structure de gouvernance françaises et d’échanger sur les forces et contraintes de chacun des systèmes a grandement fortifié ma confiance en ce mode de gestion de l’eau, tout en revigorant mon désir de m’y impliquer. Ces échanges m’ont d’abord donné l’occasion d’approfondir ma propre maîtrise du contexte québécois de gouvernance de l’eau et de mieux en saisir les atouts et éléments à améliorer. Ils ont aussi été source d’inspiration pour une foule d’idées et réflexions pouvant résulter en actions concrètes au sein de mon organisme, mais aussi pour l’ensemble des OBV du Québec. »

Marie-Claude Leclerc, ROBVQ

« Le projet Aller-Retour en France était pour moi l’occasion de renouer avec les forums mondiaux de l’eau, qui ont tous été, jusqu’à présent, des événements importants pour ma vie professionnelle (Mexico, 2006 et Istanbul 2009). Mes objectifs étaient clairs: trouver des idées innovantes pour bonifier le modèle québécois, découvrir des réalisations, développer des partenariats, me laisser inspirer!

Ce programme m’aura fait vivre beaucoup d’émotions. D’abord des sursauts puisqu’il a été surprenant de prendre conscience que la gestion de l’eau en France ne se fait pas encore partout par bassin versant. Ensuite, des échauffourées à l’épée entre les représentants mondiaux qui parlent de la gestion de l’eau par bassin versant comme d’un système top-down et les autres, comme nous, qui parlent d’un système bottom-up. Puis, les surprises: alors que j’étais tout ouïe pour apprendre et connaitre tout sur le système français, c’est plutôt les OBV qui nous accompagnaient que j’ai découverts. Des découvertes et des échanges fulgurants nous attendaient à tout moment, où les expériences des uns croisaient celles des autres. Nous avons aussi connu des poursuites entre les représentants des différents paliers français de gestion de l’eau qui doivent mettre de l’avant des Établissements publics territoriaux de bassins, ce qui nous rapportait au Québec, en 2009 lors du redécoupage territorial. Finalement, la délivrance par le héros (ou presque), avec la rencontre d’une Agence de l’eau qui nous a fait rêver d’un financement adéquat... Le spectre de la tarification me hante désormais !

Le programme Aller-Retour a été une occasion pour moi de partager mon quotidien avec des professionnels extraordinaires, de reprendre connaissance des régionalités françaises et québécoises, de confirmer le succès de notre approche et de réaffirmer notre volonté de poursuivre dans une gouvernance plus que participative. »

Antoine Verville, ROBVQ

« Chaque année, le projet Aller Retour est une occasion de créer des liens professionnels et amicaux durables, tant entre les participants québécois, qu’avec les partenaires internationaux. L’expérience de cette année ne fait pas exception et ce que je retiens d’abord et avant tout, c’est la grande qualité et la motivation des gens impliqués dans les OBV québécois!

Cette année, le projet Aller Retour se déroulait pour la première fois dans un environnement semblable au nôtre: la France. Or, à ma plus grande surprise, au sein même du pays initiateur de la gestion intégrée par bassin, les enjeux sont les mêmes qu’au Québec, au Brésil, en Turquie ou en Amérique centrale: la participation citoyenne, la mobilisation des acteurs, les besoins en financement ou encore l’échelle d’appartenance.

Je reviens de ce projet avec de nouvelles idées en tête, mais surtout avec la conviction de la pertinence des piliers de l’approche québécoise: Une approche de la gestion intégrée basée sur les préoccupations locales (bottom up); une réforme nécessaire de la gouvernance étatique de l’eau; le nécessaire accompagnement et renforcement des compétences des acteurs de l’eau, la balance des pouvoirs entre les divers utilisateurs, etc.

Je suis persuadé qu’encore cette année, le projet Aller Retour sera le tremplin vers une foule de réflexions et d’innovations pour les OBV québécois! »