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Cette page a été mise à jour le samedi 29 novembre 2014.

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Pauline Marquer

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Étapes de la démarche

Annexes

Portrait

À l’étape du portrait, il s’agit d’appliquer la lunette d’approche de la variabilité climatique à la situation actuelle. Pour ce faire, il sera nécessaire de cibler les usages ainsi que les actifs qui leur sont associés selon l’influence de la variabilité climatique à leur égard. Ainsi, en reprenant chaque point de portrait d’un PDE déjà réalisé ou dès l’élaboration d’un nouveau PDE, il est possible de se questionner pour chaque élément à savoir s’il est ou non affecté par la variabilité climatique ou encore s’il pourrait le devenir dans le futur. Afin de cibler le travail de l’OBV, une étape préalable de concertation entre les acteurs du milieu devrait permettre d’orienter les démarches sur certains éléments précis du PDE en fonction des réalités régionales.

Ainsi, sans toutefois faire d’analyse, une description des perturbations probables en lien avec chaque usage de l’eau et actif permettra de jeter les balises de l’évaluation qui suivra au diagnostic. On entend ici par actif des éléments autres qu’un usage de l’eau qui peuvent ou non le composer comme un atout social, une activité économique, un bien matériel, etc. De plus, une description des facteurs déterminants de la vulnérabilité peut être faite pour chacune de ces perturbations, c’est-à-dire en ce qui a trait à l’exposition, la sensibilité, les mesures de compensation et d’adaptation actuelles. Les scénarios futurs les plus probables doivent aussi être identifiés dans cette section du PDE.

Étape 1 : Définir le système à l’étude : perturbations climatiques et usages

Il s’agit en premier lieu, pour chacun des éléments de PDE que l’on souhaite analyser, de bien définir le système à considérer. Ainsi, il faudra prendre connaissance des perturbations les plus récurrentes ou susceptibles de se produire selon les études disponibles sur le territoire et en lien avec chaque élément. Il est toujours préférable de réaliser cet inventaire avec les acteurs du milieu afin de bien identifier les perceptions de ces derniers et parce qu’ils ont une connaissance terrain du territoire et des perturbations. On entend par perturbations les menaces externes reliées au climat telles que des pluies intenses, sécheresses, etc. Dans certains cas, ce seront des perturbations telles que les inondations et l’érosion hydrique résultant des pluies intenses qui seront considérées. En effet, il en revient aux intervenants du milieu de s’entendre sur les perturbations identifiées et sous quel angle elles seront abordées. En adaptation, on ne cherche pas à mitiger les perturbations climatiques sur lesquelles nous n’avons aucune emprise, mais bien à travailler sur leurs conséquences à l’égard des usages de l’eau.

De même, une identification préalable des usages et des actifs composant le système est nécessaire. Il s’agit bien entendu des éléments qui risquent de subir les contrecoups des perturbations relevées sur le territoire. On fait référence ici aux usages de l’eau, mais aussi à tous les actifs qui y sont associés comme des possessions matérielles, un atout social, des activités économiques, etc. Il en revient aux acteurs du milieu de déterminer sous quel angle analyser la situation.

Une liste des principales perturbations climatiques en lien avec l'eau a été élaborée :

Tableau 1. Principales perturbations climatiques en lien avec la gestion de l'eau

Perturbations climatiques en lien avec l'eau
Hydraulicité (débits moyens annuels)
Crues (printannières, été et d'automne)
Épisodes de pluie torentielle
Étiages (d'été, d'automne)
Orages
Augmentation de la température
Changements rapides de température
Modifications au cycle de saison
Redoux hivernaux

Pour ce qui est des usages et/ou actifs, la liste est basée sur la table des matières standardisée pour l'élaboration d'un PDE suggérée par le ROBVQ.

Voici un exemple qui sera utilisé tout au long de la présente boîte à outils:

Élément de portrait1.7.3 Zones de contraintes naturelles : zones inondables
Perturbation climatiquePluies torentielles : inondations dans le secteur sud de la Rivière aux pins
Usage et/ou actifHabitations en zone inondable (Sécurité publique)

Les onglets qui suivent vous permettent d'identifier les perturbations climatiques à considérer en fonction des différents usages de l'eau, des actifs en lien avec la gestion de l'eau ou des différentes utilisations du sol. Ainsi, en fonction de l'élément de votre PDE que vous avez ciblé, vous pouvez rapidement retrouver les perturbations climatiques susceptibles de l'affecter. Selon la démarche élaborée par le ROBVQ, cette combinaison d'un usage et d'une perturbation constitue votre "système à l'étude". Chaque perturbation est identifiée par un code de couleur et lorsque plusieurs couleurs se retrouvent sur une même ligne, c'est que les perturbations en question auront le même type d'impact sur l'usage ciblé.

Section particulière sur les écosystèmes aquatiques

Dans le cadre d'un projet particulier, la variabilité climatique et les usages en lien avec les écosystèmes aquatiques ont été approfondis davantage. Les précisions apportées par ces travaux sont présentés sous les onglets suivants.

Il est important de souligner qu’il semble y avoir consensus dans la littérature scientifique à l’effet que pour les poissons, l’élément clé de la de sensibilité est la fourchette de préférence thermique de chaque espèce. Pour cette raison, les différentes espèces ont été regroupées selon ce critère (poissons d’eau chaude / fraîche ou froide). Celles-ci sont ensuite classées en fonction de leur «usage» (espèces à potentiel économique, espèces menacées ou vulnérables, espèces exotiques envahissantes) puisque les impacts des perturbations climatiques varieront en fonction de celui-ci. Enfin, les sites d’intérêts et les milieux humides ont pour leur part été traités par rapport à leurs fonctions, puisque ce sont les impacts sur ces dernières qui affecteront nos activités.

Étape 2 : Identifier les facteurs déterminants de l’exposition et de la sensibilité

Exposition: Les facteurs d’exposition sont les facteurs exogènes au système sur lequel nous n’avons pas d’emprise. Il s’agit donc des éléments de perturbations liés directement ou indirectement aux variables climatiques et hydroclimatiques avec lesquels, le système entre en contact et dont les caractéristiques, comme la fréquence et l’intensité, pourraient être modifiées par les changements climatiques.

Sensibilité: La sensibilité du système est liée quant à elle aux caractéristiques endogènes à celui-ci qui influent sur l’ampleur des impacts que causeraient les perturbations et sur lesquelles on peut parfois intervenir. À exposition égale, deux systèmes ne subiront pas la même ampleur de dommages en raison de composantes leur conférant des sensibilités différentes. Il s’agit donc ici d’identifier les caractéristiques propres aux usages et actifs ciblés du PDE.

Selon les auteurs et les approches, les définitions de ces deux concepts varient. Dans un premier tremps, visant davantage à dresser une liste non-limitative des potentiels éléments de vulnérabilité présents dans le bassin versant, la distinction entre les deux concepts sera par contre plus ou moins essentielle à faire dans le contexte de la réalisation des PDE. C’est ce pourquoi ils ont été regroupés dans une étape. En effet, l’important pour notre démarche est de définir les caractéristiques du système afin de prendre compte des impacts qu’il pourrait subir.

Une liste des principales catégories de facteurs déterminants de l'exposition et de la sensibilité a été élaborée par le ROBVQ :

Tableau 2. Catégories de facteurs d'exposition et de sensibilité en lien avec la gestion de l'eau

Facteurs déterminants de l'expositionFacteurs déterminants de la sensibilité
Intensité des événements climatiquesCaractéristiques du cours d’eau / du plan d’eau
    Note : Cette catégorie est détaillée dans le tableau 2.
Durée des événements climatiquesÉtat / conception des infrastructures (matériaux, âge, données historiques utilisées, etc.)
Fréquence des événements climatiquesPrésence d’usages conflictuels
Positionnement géographique et topographie
    Note : Le positionnement géographique peut ici référer à deux échelles distinctes soit le positionnement dans la province mais aussi le positionnement d’un usage à l’intérieur même d’un bassin versant
Présence, nombre et profil des usagers
    Note : Un système à l’étude sera plus ou moins sensible s’il y a ou non présence d’usagers, s’ils sont plus ou moins nombreux, et en fonction de leur profil qualitatif (par exemple un quartier de gens aisés versus un quartier défavorisé).
Utilisation du sol
"Biodiversité"
    Note : Cette catégorie est détaillée dans le tableau 2.

Dans notre exemple, les facteurs déterminants de l’exposition et de la sensibilité pourraient être les suivants :

Facteurs déterminants de l’exposition et de la sensibilité
  • Crues d’importance moyenne à récurrence 10 ans
  • Crues d’importance à récurrence 20 ans
  • Crues exceptionnelles à récurrence 50 ans
  • 50 bâtiments dans la zone inondable pour des crues d’importance à récurrence de 20 ans et 140 habités dans la zone pour les crues exceptionnelles à récurrence de 50 ans
  • Absence de zones tampons
  • Village littoral au niveau de l’eau
  • Village de 4000 habitants au total

Les onglets qui suivent précisent les facteurs d'exposition et de sensibilité à considérer en fonction des différentes combinaisons d'usages et de perturbations climatiques (systèmes à l'étude).

Section particulière sur les écosystèmes aquatiques

Pour ce qui est des écosystèmes aquatiques, les facteurs de sensibilité identifiés au tableau 2 sont précisés dans le tableau 3. Ce sont tous ces éléments qui doivent être considérés lors de votre analyse des facteurs d'exposition et de sensibilité pour un écosystème aquatique. Afin d'éviter la répétition, aucun onglet n'est présenté à ce sujet pour cette étape.

Tableau 3. Détails sur certains facteurs de sensibilité en lien avec les écosystèmes aquatiques

Facteurs de sensibilité pour les usages reliés aux espèces de poissonsExemples d'aspects à surveiller
Caractéristiques du cours d’eau / du plan d’eau / milieu humide

Physiques

  • Profondeur du lac (strates thermiques)
  • Grandeur / superficie / volume du lac
  • Flux des eaux (intrants / extrants)
  • Importance de l’alimentation en eau souterraine dans le cours d’eau / milieu humide
  • Érosion, destruction des bandes riveraines, etc.
  • Vitesse des vents au-dessus du cours d’eau / plan d’eau

Chimiques

  • Pollution
  • Transparence
  • Turbidité
  • Acidité
  • Oxygène, carbone, phosphore, azote, mercure, etc.

Biologiques

  • Biodiversité
  • Espèces exotiques
  • Prédateurs
  • Parasites

Typologie (milieux hiumides)

  • Eau peu profonde
  • Herbier aquatique
  • Marais
  • Marécage
  • Tourbière
  • Milieu humide non classifié
Caractéristiques de l’espèce (poissons)

Exigences d'habitat

  • Régime alimentaire (benthos, proies, etc.)
  • Croissance
  • Reproduction
  • Milieu de vie
  • Routes migratoires

Flexibilité au niveau des exigences d'habitat

  • À vérifier pour les points mentionnés ci-haut

Résistance aux prédateurs, parasites et aux espèces envahissantes

  • Supporte la compétition ou non
  • Adultes ont peu de prédateurs, en haut de la chaîne alimentaire
Position géographique et topographie
  • Latitude
  • Isolement du lac / milieu humide
  • En amont ou en aval
  • Pente
  • Altitude
Présence d'usages conflictuels
  • Pêche / surpêche
  • Sources de chaleur pouvant modifier la température de lʼeau, centrale électrique, acteurs du secteur industriel rejetant de lʼeau après des activités de refroidissement, etc.
  • Présence sur les cours dʼeau de bateaux de plaisance, bateaux provenant de lʼétranger, etc.
  • Altération au régime d’écoulement des eaux, obstacles au libre-passage, barrages, etc.
  • Activités agricoles intensives / polluantes à proximité<
  • Prélèvements en eau pour d’autres usages
  • Activités stimulant l’augmentation de la turbidité
  • Activités stimulant l’augmentation de l’envasement

Étape 3 : Identifier les mesures de compensation et les mesures d’adaptation actuelles

Différentes mesures ont pu être mises en place jusqu’à ce jour afin d’augmenter la résilience de la communauté face aux perturbations climatiques. On entend par résilience « la capacité d’un système à retrouver un état d’équilibre , un fonctionnement stable, après avoir subi un traumatisme » (Milot, 2012).

Les mesures de compensation font référence à tous les éléments qui permettent de faire face à la situation une fois les dommages encourus. Les assurances dont disposent les personnes et les infrastructures d’accueil d’une municipalité en cas de sinistre sont des exemples de mesures de compensation (Beaulieu, 2012). Bref, les mesures de compensation correspondent à ce que nous avons déjà fait lorsque nous avons dû réagir une fois les dommages encourus où à ce que nous prévoyons faire lorsqu’il y aura de nouveaux dommages. Il s’agit généralement de mesures de types « dernier recours » s’apparentant à des mesures d’urgence.

Le Groupe International d’Étude sur l’Évolution du Climat (GIEC) définit l’adaptation comme étant l’ensemble des initiatives et mesures destinées à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains face aux impacts effectifs ou escomptés des changements climatiques (GIEC, 2008). Certaines mesures ont déjà été mises en place afin d’éviter les impacts des perturbations en lien avec l’eau et pourront être relevées à cette étape. Dans ce cas, on réfère davantage à des actions visant à ce que les dommages ne se répètent pas à l’avenir.

Plusieurs concepts ont donc été utilisés afin d'identifier les exemples de mesures d'adaptation et de compensation possibles par rapport aux différents systèmes usages/perturbations. D'ailleurs, certains de ceux-ci sont détaillés dans les tableaux 4 et 5 et pourraient vous aider à identifier d'autres mesures à considérer.

Dans notre exemple, les mesures de compensation et d'adaptation pourraient être les suivantes :

Mesures de compensation et d’adaptation actuelles
  • 20% des villageois possèdent une assurance dommage (la moitié dans le cas de ceux construits en zone inondable) (compensation)
  • Utilisation passée de l’aréna de la ville voisine pour l'accueil de sinistrés (compensation)
  • Aide financière aux sinistrés du gouvernement (compensation)

Les onglets qui suivent présentent des exemples de mesures de compensation ou d'adaptation à considérer en fonction des différentes combinaisons d'usages et de perturbations climatiques (systèmes à l'étude).

Section particulière sur les écosystèmes aquatiques

Pour les écosystèmes aquatiques, ce sont souvent les mêmes types de mesures que sont utilisées. Celles-ci sont présentées dans le tableau suivant :

Tableau 4. Exemples de mesures de compensation et d'adaptation pour les écosystèmes auqatiques

Type d'écosystème aquatiqueExemples de mesures de compensation et d'adaptation
Espèces de poisson

Protection / restauration du territoire

  • Lois et réglementation
  • Pratiques agricoles en marge des cours d’eau
  • Bande riveraines
  • Conservation volontaire

Corridors de dispersion

Protection / restauration / gestion des habitats

  • Lois et réglementation
  • Qualité de l'eau
  • Débit écologique

Plan de protection / gestion / rétablissement d'espèce

  • Lois et réglementation
  • Réseaux d'aires protégées
  • Permis de pêche
  • Éducation des utilisateurs / pêcheurs
Sites d'intérêt (lac, rivière, ruisseau) et milieux humides
  • Régulation des prélèvements en eaux souterraines et en eaux de surface
  • Usages durables du sol
  • Mesures de restauration, conservation et compensation

Les différents concepts de résilience et les dimensions de l’adaptation utilisés sont définis dans les tableaux suivants:

Tableau 5. Définitions des différents concepts de résilience utilisés et proposés par le ROBVQ

Concept de résilienceDéfinition
Capacité d’absorptionCapacité d’un système de tolérer des perturbations sans basculer dans un état totalement différent. Un système résilient peut supporter les chocs et se reconstruire lorsque cela est nécessaire.
Capacité de recouvrementCapacité des individus, des groupes, des organisations et des systèmes dans leur ensemble de revenir à l’état « initial ». Elle est ainsi proche de la capacité d’adaptation des comportements pouvant être influencée par une aide extérieure.
Capacité d'utilisation des innovations technologiques et des connaissances technologiquesCapacité à répondre à des changements significatifs, à court puis à moyen terme, en adaptant les ressources et les compétences existantes aux nouveaux systèmes et conditions d'exploitation après un aléa, qu'il se soit produit ou non au sein du système et ce, en ayant recourt à des connaissances et de nouvelles technologies (NTIC, etc.).
Capacité d’auto-organisation et d'innovation socialeCapacité de fonctionner à un niveau beaucoup plus élevé que prévu, compte tenu des capacités de chaque individu et des expériences antérieures pour améliorer leur protection et leurs mesures de réduction des risques dans l’avenir et de mettre en lumière des particularités mises de l'avant par les acteurs individuels et collectifs.
Processus d’apprentissageSe mesure par le degré auquel le système social est capable de s'organiser pour augmenter sa capacité d'apprendre des catastrophes passées et ainsi d’améliorer son auto-organisation et ses capacités d’anticipation, d’innovation et d’adaptation des comportements.
Capacité d’acceptation et anticipation des moyens pour s'adapterPeut être définie comme une réponse consciente à la perception d’une incertitude significative. Les attitudes face au risque peuvent s’échelonner entre le rejet systématique (revient à craindre l’incertitude), la tolérance ou l’acceptation (pas de position forte et tranchée) et la recherche délibérée (accueillir, voire s’exposer à l’incertitude).
(Plante, 2012)

Tableau 6. Définitions des dimensions de la collectivité utilisées et proposées par le ROBVQ

Dimension de la collectivitéDéfinition
RichesseLa mise en place de mesures d’adaptation peut représenter certains coûts. Un individu ou une collectivité en mesure de les assumer est en meilleure situation en vue l’adaptation
TechnologieCertaines options d’adaptation dépendent de la disponibilité de moyens et/ou d’avancées technologiques
ÉducationUne population plus éduquée, sensibilisée à diverses problématiques et où on retrouve des mécanismes d’apprentissage est mieux à même de faire face aux changements climatiques
InformationLa disponibilité et le partage des connaissances sur les dynamiques climatique, écologique et sociale permettent une meilleure évaluation de l'adaptation à envisager.
CompétencesCertaines adaptations reposeront sur des individus formés et/ou qualifiés. La présence de ces derniers au sein d'une population favorise la capacité d'adaptation de cette dernière.
InfrastructuresLa présence d'infrastructure de qualité permet d'envisager certaines options d'adaptation impossibles à réaliser en leur absence.
Accès aux ressourcesVis-à-vis une ressource, le degré d'accès et de dépendance des membres d'une population à celle-ci influence la nature des choix envisageables.
Cadre institutionnelLes règles en place — plans, politiques, programmes, loi, règlements — peuvent rendre plus ou moins facile l'adaptation.
(Milot, 2012)

Étape 4 : Identifier les scénarios futurs à considérer

Il s’agit, à cette étape, de vérifier si des données sur des scénarios climatiques futurs sont disponibles au niveau régional. Bien que peu de données de cette nature existent, il est toujours possible de s’en remettre aux grandes tendances québécoises afin d’avoir un aperçu de la variabilité à venir. Aussi, à cette étape, les planifications des divers gestionnaires en lien avec le système considéré seront à inventorier puisque certaines d’entre elles pourraient amplifier la vulnérabilité comme il sera discuté au diagnostic.

Il est possible de réaliser cette étape par le biais de méthodes d’exploration de scénarios. Par la considération de différents scénarios, ces méthodes participatives permettent une réflexion sur le futur souhaité par la communauté à l’égard de différents éléments, dans ce cas-ci, l’adaptation aux changements climatiques. Ces méthodes permettent aussi de considérer un plus large éventail de possibilités. Vous trouverez plus d’information à ce sujet dans la boîte à outils sur la participation citoyenne du ROBVQ au lien suivant : www.robvq.qc.ca/guides/consultation_publique/implication#atelier. Voici un exemple de données disponibles sur les scénarios futurs :

Scénarios futurs
  • Aucun scénario futur précis pour la région
  • Grandes tendances pour le Québec à l’horizon 2050 :
    • récurrence 50 ans = 30 ans
    • récurrence 20 ans = 10 ans
    • récurrence 10 ans = 2 ans
  • Projet de développement domiciliaire à proximité de la zone inondable