Baignade d'un enfant

Édition du 1er juin 2026

6 recommandations pour se baigner sans nuire à nos plans d’eau

Rédigé par Caroline Gagné, ROBVQ et Margot Pelissier, Réseau Environnement
Comment fonctionnent nos rivières? Une vidéo à découvrir.
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L’été québé­cois rime avec baignade. Dès que les chaleurs arrivent, les lacs, rivières et plages deviennent des points de rencontre incon­tour­nables. On s’y rassemble pour se rafraî­chir, jouer avec les enfants ou simple­ment profi­ter du paysage. Cepen­dant, ces écosys­tèmes excep­tion­nels sont aussi beaux que fragiles.

Nos compor­te­ments peuvent mena­cer leur équi­libre et, fina­le­ment, notre propre santé. Pour que chacun puisse conti­nuer de profi­ter de ces milieux sans les dégra­der et pour proté­ger les futurs baigneurs, il suffit d’adop­ter les quelques habi­tudes simples que nous vous propo­sons ici.

Les produits que nous utili­sons ont des impacts!

Limi­tez l’usage des produits cosmé­tiques avant la baignade :

Les crèmes hydra­tantes, les anti­su­do­ri­fiques, le parfum, le maquillage et autres produits cosmé­tiques que nous utili­sons sont aussi fréquem­ment nocifs pour les plans d’eau, dus à leurs compo­si­tions chimiques et aux nutri­ments qui peuvent pertur­ber les écosys­tèmes aqua­tiques et la biodi­ver­sité marine.

Comme ils ont tendance à se dissoudre dans l’eau, il vaut mieux éviter d’en appliquer avant d’al­ler se baigner.

Respec­tez un délai après l’ap­pli­ca­tion de la crème solaire :

Les écrans solaires sont essen­tiels pour la santé, mais ils peuvent égale­ment avoir un impact sur les milieux aqua­tiques. Les filtres UV, soit les molé­cules qui protègent notre peau des effets nocifs des rayons du soleil, ne sont pas entiè­re­ment dégra­dés par les microor­ga­nismes présents dans l’eau. Une partie de ces substances peut alors s’ac­cu­mu­ler dans les sédi­ments et être ingé­rée par des inver­té­brés, s’in­tro­dui­sant ainsi dans la chaîne alimen­taire.

Les compo­sés présents dans certaines crèmes solaires peuvent donc entraî­ner divers effets toxiques, parti­cu­liè­re­ment chez les algues, le zooplanc­ton et les pois­sons. Pour exemple, l’oc­to­cry­lène est un filtre UV chimique très utilisé, mais forte­ment contro­versé pour sa toxi­cité pour le milieu.

Pour réduire leur disper­sion dans l’eau, atten­dez envi­ron 30 minutes après l’ap­pli­ca­tion avant d’al­ler vous baigner. Cette attente permet au produit de mieux péné­trer dans la peau et donc de dimi­nuer la menace sur nos cours d’eau.

Nous pouvons aussi repré­sen­ter des conta­mi­nants pour l’eau

De nombreuses bacté­ries vivent natu­rel­le­ment chez l’être humain. Bien que la majo­rité d’entre elles soient essen­tielles à notre orga­nisme, certaines peuvent être sources de conta­mi­na­tion ou patho­gènes, c’est-à-dire provoquer des mala­dies.

Un exemple simple et parlant est le Esche­ri­chia coli connue sous l’ap­pel­la­tion de E. coli, qui vit natu­rel­le­ment dans l’in­tes­tin humain. La plupart des souches sont inof­fen­sives, mais d’autres peuvent au contraire poser des problèmes.

Utili­sez des couches adap­tées pour les tout-petits :

Les bambins et les très jeunes enfants doivent abso­lu­ment porter des couches-culottes conçues pour la baignade. Une petite fuite peut si vite arri­ver!

Elles retiennent mieux les selles, ce qui limite les risques de conta­mi­na­tion fécale. Les couches ordi­naires gonflent dès qu’elles touchent l’eau et deviennent rapi­de­ment inef­fi­caces.

Restez éloi­gné de l’eau en cas de mala­die conta­gieuse :

Les personnes présen­tant des symp­tômes de gastroen­té­rite, des nausées ou toute autre infec­tion conta­gieuse doivent éviter de se baigner. Il est recom­mandé d’at­tendre une semaine complète après la dispa­ri­tion des symp­tômes. Les mêmes règles s’ap­pliquent en cas de conjonc­ti­vite ou d’in­fec­tions cuta­nées conta­gieuses. Ces affec­tions peuvent se trans­mettre aux autres baigneurs, en plus d’af­fec­ter la qualité de l’eau.

Proté­gez vos plaies avant d’al­ler dans l’eau :

L’eau natu­relle contient toujours des microor­ga­nismes, même lorsqu’elle est consi­dé­rée comme sécu­ri­taire. Pour cette raison, les personnes ayant une plaie ouverte ne devraient pas se baigner. Si la baignade est inévi­table, la plaie doit être recou­verte d’un panse­ment étanche. Ce geste protège autant le baigneur que l’en­vi­ron­ne­ment.

Ramas­sez vos déchets et ne nour­ris­sez pas les oiseaux :

Avant de quit­ter la plage, assu­rez-vous de ramas­ser tous vos déchets. Les ordures, en plus de polluer, attirent les oiseaux dont les excré­ments sont l’une des prin­ci­pales sources de conta­mi­na­tion bacté­rio­lo­gique ou para­si­taire des eaux de baignade. C’est aussi pourquoi vous devez éviter de les nour­rir.

Nos lacs et nos rivières font partie de notre patri­moine collec­tif. En prenant soin d’eux, on s’as­sure que chacun puisse en profi­ter en toute sécu­rité, aujour­d’hui et pour long­temps.

Cet article a été écrit dans le cadre de la campagne de sensi­­­­­­­bi­­­­­­­li­­­­­­­sa­­­­­­­tion Pensez Bleu menée par Réseau Envi­­­ron­­­ne­­­ment de concert avec le Centre d’in­­­­­­­ter­­­­­­­pré­­­­­­­ta­­­­­­­tion de l’eau (C.I.EAU) et le Regrou­­­­­­­pe­­­­­­­ment des orga­­­­­­­nismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) et financé par le gouver­­­­­­­ne­­­­­­­ment du Québec.

Réfé­rences :