Réparer l’histoire
Bottes aux pieds, pelle et tablette à la main, l’équipe du GROBEC s’enfonce dans les milieux humides bordant la rivière Bécancour. Ici, chaque donnée recueillie contribue à mieux comprendre un territoire marqué par l’histoire minière, mais surtout, à préparer son avenir.
Depuis plusieurs décennies, les résidus miniers amiantés transportés par l’eau affectent la qualité des milieux aquatiques en aval, accélérant notamment la sédimentation des lacs et leur eutrophisation.
Face à cette réalité, le projet Fleur de Lys propose une solution ambitieuse : restaurer les fonctions écologiques perdues lors de la modification du tracé de la rivière Bécancour pour l’exploitation minière. Pour ce faire, il est envisagé d’effectuer une nouvelle dérivation de la rivière Bécancour vers la fosse de l’ancienne mine Lac d’Amiante. Les sédiments pourraient ainsi se déposer au fond du lac et réduire les apports dans les plans d’eau en aval : l’étang Stater et les lacs à la Truite d’Irlande, William et Joseph. Cette avenue, qui ne nécessite aucune modification aux infrastructures routières existantes, avait été proposée en 2018 par l’Association pour la protection du lac à la Truite d’Irlande suite à l’analyse de plusieurs solutions potentielles.
Mais avant d’aménager, il faut connaître. Et c’est précisément là que l’implication du GROBEC prend tout son sens.