Enfant qui se baigne

Édition du 3 août 2026

Baignade : Quelques conseils pour préserver votre santé

Rédigé par Caroline Gagné, ROBVQ

Quel plai­sir de se rafraî­chir dans un lac après un bain de soleil! Mais avant de plon­ger, avez-vous pris toutes les précau­tions néces­saires pour proté­ger votre santé? Voici nos recom­man­da­tions pour profi­ter de ce moment de détente et de plai­sir sans inquié­tude. 

Les risques encou­rus

Les eaux de baignade peuvent être polluées ou conte­nir des microor­ga­nismes (bacté­ries, virus et para­sites). Se baigner dans une eau conta­mi­née peut repré­sen­ter une menace pour notre santé. Cette acti­vité peut notam­ment entraî­ner des maux de ventre, des vomis­se­ments, de la diar­rhée, des maux de tête, de la fièvre, une irri­ta­tion de la peau (derma­tite du baigneur) ou une infec­tion aux yeux, aux oreilles ou à la gorge.   

Véri­fiez la qualité de l’eau, le premier réflexe à déve­lop­per

Au Québec, la qualité des eaux des plages publiques était évaluée par le minis­tère de l’En­vi­ron­ne­ment dans le cadre du programme Envi­ron­ne­ment-Plage, qui a été aboli au prin­temps 2026. Juste avant le début de la saison de baignades, les exploi­tants des plages ont dû trou­ver un plan B pour garan­tir la qualité de l’eau et proté­ger la santé des nageurs et nageuses, notam­ment en manda­tant des entre­prises privées pour faire les analyses d’eau. Rensei­gnez-vous sur les mesures prises par l’ex­ploi­tant de la plage que vous fréquen­tez.

Vous êtes de Mont­réal? Une ressource s’offre à vous : la carte inter­ac­tive du Réseau de suivi du milieu aqua­tique qui contient des infor­ma­tions sur la qualité locale de l’eau en rive.  

Dans le cas des rivières, le suivi de la qualité de l’eau s’ef­fec­tue grâce au Réseau-rivières. Dans le cadre de celui-ci, l’échan­tillon­nage est réalisé par les orga­nismes de bassins versants (OBV) du Québec et l’ana­lyse est coor­don­née par le Centre d’ex­per­tise en analyse envi­ron­ne­men­tale du Québec (CEAEQ). Bien que les données soient acces­sibles au public par l’en­tre­mise de l’Atlas de l’eau, elles visent prin­ci­pa­le­ment à docu­men­ter l’état géné­ral des rivières québé­coises et l’évo­lu­tion de leur qualité dans le temps. Elles ne sont toute­fois pas conçues pour déter­mi­ner si une eau à un endroit précis est baignable et sans danger à un moment donné.

Autres conseils en vrac

Bien que la véri­fi­ca­tion de la qualité de l’eau soit essen­tielle, d’autres précau­tions peuvent vous aider à proté­ger votre santé :

  • Faites confiance à votre instinct! Évitez de faire trem­pette si l’eau est anor­ma­le­ment trouble ou dégage une odeur désa­gréable.
  • N’ava­lez pas d’eau, que vous soyez dans un milieu natu­rel, une piscine ou un lac. Même si la qualité de l’eau a été certi­fiée pour la baignade, elle n’est pas potable!
  • Ne vous baignez pas si vous voyez des algues bleu-vert. En petite quan­tité, les cyano­bac­té­ries sont invi­sibles et inof­fen­sives, mais lorsqu’elles se regroupent en grande quan­tité pour former une fleur d’eau, elles peuvent mena­cer votre santé et celle de vos animaux de compa­gnie.
  • Évitez de vous mouiller si des baigneurs ou des baigneuses sont visi­ble­ment malades.
  • Évitez de vous baigner après des averses signi­fi­ca­tives.
  • Lavez-vous les mains après avoir fait la saucette et avant de manger.
  • En sortant de l’eau, prenez une douche sur le site de baignade ou à votre retour à la maison pour préve­nir la derma­tite du baigneur. Impos­sible de prendre une douche? À tout le moins, assé­chez votre corps en le frot­tant vigou­reu­se­ment avec une serviette.
  • Signa­lez au person­nel tout inci­dent suscep­tible d’af­fec­ter la qualité de l’eau.

En respec­tant ces recom­man­da­tions, vous pour­rez profi­ter plei­ne­ment de votre baignade, sans craindre pour votre santé. Bonne trem­pette!

 

Sources :

 

Photo: Alexan­der Safo­nov, Shut­ter­stock