Lavage écologique des voitures

Édition du 3 août 2026

Auto propre, eau préservée : Tout ce qu’il faut savoir et faire

Texte et photos de Caroline Gagné, ROBVQ

Laver son véhi­cule peut sembler un geste anodin. Pour­tant, cette acti­vité peut néces­si­ter de grandes quan­ti­tés d’eau et en compro­mettre la qualité. En effet, les eaux de lavage peuvent entraî­ner des substances toxiques. Bonne nouvelle: il est possible de garder son véhi­cule propre tout en rédui­sant son impact sur cette précieuse ressource.

Parlons de régle­men­ta­tion

Au Québec, la régle­men­ta­tion concer­nant l’uti­li­sa­tion de l’eau potable pour le lavage des voitures relève des muni­ci­pa­li­tés. 

Pour un usage rési­den­tiel, le lavage à l’aide d’un seau ou d’un boyau d’ar­ro­sage muni d’un pisto­let à ferme­ture auto­ma­tique est géné­ra­le­ment permis. À la Ville de Québec, par exemple, cette pratique est auto­ri­sée. Plusieurs muni­ci­pa­li­tés imposent toute­fois des restric­tions quant aux périodes où l’eau potable peut être utili­sée à cette fin.  C’est notam­ment le cas à Trois-Rivières où les rési­dents et rési­dentes ayant une adresse paire peuvent laver leur véhi­cule les mercre­dis et same­dis, tandis que ceux et celles ayant une adresse impaire peuvent le faire les jeudis et dimanches.

Quant aux lave-autos commer­ciaux, l’uti­li­sa­tion de l’eau potable est géné­ra­le­ment auto­ri­sée, à condi­tion que les établis­se­ments soient équi­pés d’un système de récu­pé­ra­tion et de recir­cu­la­tion de l’eau.

Les bonnes pratiques à adop­ter 

Lavez votre auto avec un seau plutôt qu’avec un boyau d’ar­ro­sage. Ce simple geste peut vous permettre d’éco­no­mi­ser 280 litres d’eau potable, ce qui équi­vaut à 3 à 5 douches! Si vous remplis­sez votre seau avec l’eau de votre baril récu­pé­ra­teur d’eau de pluie, vous rédui­rez encore davan­tage votre impact!

Comme on l’en­tend souvent, « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». Dans cette optique, préfé­rez les chif­fons aux lingettes jetables et aux essuie-tout.

Choi­sis­sez des produits nettoyants écolo­giques ou faites-les vous-même. Le Kaba, qui offre des outils de consom­ma­tion écores­pon­sable, propose une recette facile à faire. Il suffit de mélan­ger 1 litre d’eau tiède avec 2 cuillères à soupe de vinaigre blanc et 1 cuillère à soupe de savon noir liquide. Ce nettoyant natu­rel sera parfait pour faire briller la carros­se­rie, les jantes et les vitres. Cepen­dant, pour le lavage de ces dernières, le maga­zine Proté­gez-vous recom­mande plutôt un mélange d’eau, de vinaigre blanc et d’al­cool à fric­tion. Pour les compo­santes en plas­tique à l’in­té­rieur du véhi­cule, l’uti­li­sa­tion d’un mélange d’eau, de vinaigre blanc et de quelques gouttes d’huile essen­tielle lais­sera les surfaces propres et une senteur fraîche. Pour contrô­ler l’odeur, vous pouvez aussi mettre du bicar­bo­nate de soude sur les sièges et attendre 30 minutes avant de passer l’as­pi­ra­teur. 

Il existe une alter­na­tive inté­res­sante pour laver l’ex­té­rieur de l’au­to­mo­bile, parti­cu­liè­re­ment si vous ne dispo­sez pas d’un espace de station­ne­ment ou si vous souhai­tez échap­per aux restric­tions d’uti­li­sa­tion de l’eau : utili­sez des produits sans rinçage respec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment.

Si vous choi­sis­sez le lave-auto plutôt que le lavage à la maison, privi­lé­giez les établis­se­ments qui offrent un nettoyage à haute pres­sion (envi­ron 50 L d’eau), plutôt que ceux utili­sant des rouleaux auto­ma­ti­sés (jusqu’à 200 L). Ces derniers tendent d’ailleurs à dispa­raître.

Peu importe si vous souhai­tez laver votre voiture au lave-auto ou à la maison, la meilleure pratique sera toujours de limi­ter la fréquence des lavages à ce qui est vrai­ment néces­saire. Vous préser­ve­rez ainsi nos ressources en eau, mais aussi votre précieux temps. 

Cet article a été écrit dans le cadre de la campagne de sensi­­­­­­­­bi­­­­­­­­li­­­­­­­­sa­­­­­­­­tion Pensez Bleu menée par Réseau Envi­­­­ron­­­­ne­­­­ment de concert avec le Centre d’in­­­­­­­­ter­­­­­­­­pré­­­­­­­­ta­­­­­­­­tion de l’eau (C.I.EAU) et le Regrou­­­­­­­­pe­­­­­­­­ment des orga­­­­­­­­nismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) et financé par le gouver­­­­­­­­ne­­­­­­­­ment du Québec.

Sources :