Randonnée hivernale au Québec

Édition du 2 février 2026

Cinq habitudes à adopter pour protéger notre eau cet hiver

Rédigé par Caroline Gagné, Coordonnatrice des communications corporatives, ROBVQ

L’hi­ver québé­cois, qui trans­forme nos paysages et nos acti­vi­tés, fait partie inté­grante de notre iden­tité. Entre le pelle­tage, les prome­nades en forêt et les sorties en moto­neige, on pense rare­ment à notre impact sur nos ressources collec­tives en eau. Pour­tant, plusieurs de nos habi­tudes hiver­nales ont un impact direct sur la qualité de cette ressource essen­tielle. Voici donc cinq bonnes pratiques à adop­ter pour traver­ser la saison froide en mini­mi­sant notre impact sur nos ressources hydriques. 

1. Entre­te­nez adéqua­te­ment votre moto­neige

Un moteur bien entre­tenu réduit les émis­sions de polluants et prévient les fuites de gaz et d’huile. Ces substances peuvent s’in­fil­trer dans le sol à la fonte des neiges et conta­mi­ner la nappe phréa­tique ou les cours d’eau.

2. Restez sur les sentiers bali­sés

Que ce soit à pied, en raquette, en moto­neige ou en trot­ti­nette des neiges, respec­tez les sentiers. Une neige compac­tée protège moins bien le sol et les végé­taux, qui deviennent vulné­rables au froid. Au prin­temps, le sol fragi­lisé s’érode plus faci­le­ment, entraî­nant des sédi­ments vers les plans d’eau.

3. Évitez les sels de déglaçage

Privi­lé­giez plutôt les abra­sifs comme le gravier, la pierre concas­sée, la litière pour chat ou les copeaux de bois. Les sels de déglaçage contiennent des compo­­santes polluantes, comme le chlo­­rure de sodium ou du calcium, qui polluent sols et cours d’eau. Si leur usage est inévi­table, choi­sis­sez un produit adapté à la tempé­ra­ture et suivez les recom­man­da­tions du fabri­cant. Préfé­rez les granules colo­­rés pour vous permettre de mieux évaluer la quan­­tité à épandre et éviter tout excès. 

4. Rédui­sez l’usure des pneus

Saviez-vous qu’une impor­tante source de micro­plas­tiques dans l’eau provient de l’usure des pneus? (source) Cet hiver, optez pour le trans­port actif, le covoi­tu­rage ou le trans­port en commun. Certaines initia­tives faci­litent aussi l’ac­cès à la nature sans voiture. Par exemple, Navette Nature offre des départs de Mont­réal et de Québec vers des parcs dans 12 régions admi­nis­tra­tives. Vous pouvez aussi profi­ter d’un trans­port simple et direct vers le Parc natio­nal de la Jacques-Cartier en partance de Québec avec les services de Quatre natures.      

5. Enfi­lez votre chan­dail de laine

Plutôt que d’aug­men­ter le chauf­fage au sein de votre foyer, bais­sez le ther­mo­stat d’un degré ou deux. Bien que l’hy­dro­élec­tri­cité soit consi­dé­rée comme une source d’éner­gie propre, elle a un impact non négli­geable sur l’en­vi­ron­ne­ment. Notam­ment, elle implique l’inon­da­tion de terres, la pertur­ba­tion des écosys­tèmes aqua­tiques et l’émis­sion de gaz à effet de serre en raison de la décom­po­si­tion des matières orga­niques dans les réser­voirs. Réduire sa consom­ma­tion reste donc un geste gagnant.

Proté­ger l’eau l’hi­ver, ce n’est pas si compliqué. À vous de jouer!

Cet article a été écrit dans le cadre de la campagne de sensi­­­­­bi­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion Pensez Bleu menée par Réseau Envi­ron­ne­ment de concert avec le Centre d’in­­­­­ter­­­­­pré­­­­­ta­­­­­tion de l’eau (C.I.EAU) et le Regrou­­­­­pe­­­­­ment des orga­­­­­nismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) et financé par le gouver­­­­­ne­­­­­ment du Québec.

 

Photo: Mari­dav, Shut­ter­stock.com